Ski : le bon moment pour s’y (re)mettre ?

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le 9 février 2018

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L’occasion s’est présentée d’envoyer notre rédactrice, qui n’a pas descendu les pentes enneigées depuis belle lurette, chausser des skis. Destination : Les Sybelles, au sud de la Savoie. Peut-on retourner skier sans risquer de se blesser ? Comment se passe l’apprentissage à l’âge adulte ? Les réponses à travers ce témoignage tout schuss.

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©Paul Villecourt / outdoor-reporter.com

 

Les vacances à la neige, c’est parfois comme les œufs à la neige : des souvenirs d’enfance qui commencent à dater. On ne se rappelle plus leur goût, et si on aimait vraiment ça, au fond. Si c’était le cas, pourquoi avoir arrêté ?

Petits joueurs 

Concernant les îles flottantes, c’était tante Irène, trois étoiles au Michelin familial, qui les préparait, à chaque fois qu’on allait chez elle, le dimanche, à Tremblay-lès-Gonesse. On craint de ne pas être à la hauteur, d’échouer sur la cuisson des blancs en neige. Pour le ski, c’est une autre paire de moufles qui nous paralyse : c’est cher, on est rouillés, notre copain n’a jamais skié (ah le boulet), le petit ne sait toujours pas faire du vélo à 6 ans (ah le boulet#2), …

Bref, nous voilà comme des moules accrochées au combo canapé-Netflix. Et puis, on peut vibrer en regardant les derniers exploits de Candide Thovex, super champion des doubles back flips, et l’imiter en faisant glisser quelques tranches de raclette fondue en salto arrière vers nos papilles. C’est tellement 2018, la réalité virtuelle : on engraisse en quasi-hibernation en vue de tester l’aqua-biking au printemps : ça, pour sûr, ça sera top, niveau souvenirs et sensations.

Etoile des neiges

Pourtant que la montagne est belle, comment peut-on s’imaginer, s’interrogeait Jean Ferrat. Oui, comment peut-on s’imaginer vivre sans jamais arpenter ses pentes douces, batailler dans la neige, déraper de manière incontrôlée ? Sans attraper les tire-fesses bondissants ? Ni goûter aux fondues bouillantes ? À trop écouter le ronron de notre moi paresseux, c’est sûr, on va finir par s’encroûter.

À trop écouter le ronron de notre moi paresseux, c’est sûr, on va finir par s’encroûter.

Alors c’est décidé, on va le faire, le test : direction les Sybelles, 4e plus grand domaine skiable de France avec 310 km de pistes, dans la vallée de la Maurienne, qui nous accueille pour découvrir ses installations.

Une si belle saison pour s’y rendre

La montée par la route depuis Saint-Jean-de-Maurienne vaut le détour : des paysages sublimes avec en toile de fond, les imposantes Aiguilles d’Arves, semblables à des divinités qui habiteraient cet Olympe, nous jetant un clin d’œil amusé. Impressionnantes. On découvre, peu à peu, les hameaux à flanc de vallée, qui font place à des villages typiquement savoyards, avec leurs chalets qui fleurent bon l’épicéa.

Les-Sybelles-@SAINT-JEAN-D'ARVES-(2)Web

Les-Sybelles-@SAINT-JEAN-D’ARVES

 

Le domaine skiable relie 6 stations villages qui ont adapté leur offre d’activités aux débutants et aux familles, sans oublier ceux qui ne skient pas. Au-delà de l’accueil des tout-petits à partir de 3 mois en club enfants, le domaine propose des zones ludiques d’apprentissage ski-luge, un easypark et un snowpark pour les riders débutants ou confirmés, et encore bien d’autres surprises : initiation à la conduite d’attelage de chiens de traîneaux, VTT sur neige, snake gliss (on attache 10 luges les unes aux autres et on dévale les pistes, en essayant de (ne pas) s’éjecter car ça tangue !), airboard (luge gonflable).

«Le petit plus ici, nous confie la directrice de l’Office de tourisme de Saint-Sorlin-d’Arves, c’est que bon nombre d’hébergements sont tenus par des habitants, qui connaissent la montagne et peuvent accueillir les vacanciers à leur arrivée ».  Autre avantage, le sommet de la station, à 2620 mètres d’altitude, est accessible par des pistes bleues et de nombreux hors pistes s’offrent aux skieurs, avec beaucoup de visibilité.

Prête pour la gamelle ? Le Test

Selon l’avis général, le ski, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas. N’ayant pas la condition physique d’une ancienne de sport études, ça reste à voir. « Le plus important, nous dit le mono de l’ESF à notre arrivée, c’est d’aller à son rythme. Inutile d’essayer de suivre son conjoint ou ses copines si elles ont un meilleur niveau, on risque de se blesser ».

La difficulté selon lui, qu’on soit petit.e ou grand.e, débutant.e ou de retour sur les pistes, tel le Yéti faisant son come-back dans Stars 80, c’est l’appréhension. Après une journée à dévaler les pentes (bleues et rouges), l’adage est vérifié : avec mon petit niveau, je passe partout, sans forcer, pour mon plus grand plaisir (et David Bowie chante We can be Heroes dans ma tête). <3 <3 <3

Avec mon petit niveau, je passe partout, pour mon plus grand plaisir (et David Bowie chante We can be Heroes dans ma tête)

Le bon conseil : laisse faire les pros

Pour se (re)mettre au ski à l’âge adulte, donc, conseil numéro 1 : si besoin, se payer quelques cours avec un.e pro pour se mettre en confiance. Pareil pour les plus jeunes. « Je vois des parents qui essayent d’apprendre à skier à leur enfant, poursuit notre mono. C’est mieux de prendre de bonnes habitudes dès le départ, en cours particulier ou collectif ».

Donc, si on débarque en station avec une équipe qui mélange du poussin et du vétéran, on n’hésite pas : quelques cours pour les pisse-culottes ! Pendant ce temps, l’équipe Fangio part en hors piste et on se retrouve après. On évite ainsi de s’énerver « Mais je te dis de te pencher en avant ! », les injonctions foireuses « N’aie pas peur !! » et les signes de croix et autres appels à une hypothétique protection divine « Par la barbe du prophète !!!  Le sapiiiiinn !!!!! ». En 2018, les sapins ne cèdent toujours pas la priorité à ceux qui descendent.

Boire et se couvrir, sans choisir

Conseil numéro 2 : s’hydrater régulièrement et ne pas sauter le déjeuner. Sur les pistes, on se dépense et on transpire. L’air de la montagne, froid et sec, contribue à nous déshydrater. Pour bien récupérer pour le lendemain, éviter la fatigue et les courbatures, on prépare une boisson isotonique, adaptée à l’effort (mélanger à 50/50 du jus de fruit avec de l’eau, ajouter une pincée de sel). Munis d’un mélange de fruits secs et de noix à grignoter, on fait une vraie pause déjeuner dans un resto d’altitude, avant de repartir l’après-midi, tranquille. On a déjà la matinée dans les jambes, on va rentrer avec ses rotules intactes.

Conseil numéro 3 : on s’équipe avec des vêtements adaptés. Quand on n’est pas habitué au climat montagnard, le froid peut nous surprendre, surtout quand le vent se lève. Alors avant de partir, on soigne sa tenue en bannissant les matières naturelles qui retiennent la transpiration et on opte pour des vêtements techniques, en tissu Polartec®. Et si on a des problèmes de santé, on en parle avec son médecin traitant. On se condamne parfois un peu tôt à pantoufler au lieu d’aller prendre un bon bol d’air !

Alors, on y va ?

On ne va pas se mentir, partir au ski représente des dépenses importantes et on peut vite se dire qu’on n’a pas le budget. Pour avoir une idée, il faut compter pas loin de 600 € par personne pour une semaine, comprenant l’hébergement, le forfait et la location du matériel. Qu’on soit seul.e, à deux ou en famille, on peut réfléchir au superflu qu’on s’est payé dans l’année : renoncer à l’Iphone X pour vivre les sensations ski, ça se médite.

Alors on y va ? Les yeux fermés ! Mais on les garde grands ouverts sur les pistes !

6 stations villages pour toutes les envies  

Pour se faire une idée, on visite le site du domaine www.sybelles.ski et ceux des 6 stations villages qui le composent !

Saint-Jean-d’Arves,: www.sja73.com (les plus : itinéraires raquettes, promenades à pied, chiens de traîneau, parapente)

Saint-Sorlin-d’Arves : www.saintsorlindarves.com (au pied du Col de la Croix de Fer, un village riche en patrimoine et en culture)

Les Bottières : www.bottieres-jarrier.com (petite station familiale, idéale pour l’apprentissage)

Le Corbier : www.le-corbier.com (station 100% piétonne)

Saint-Colomban-des-Villards : www.saint-colomban.com (nombreuses escapades en ski de randonnée)

La Toussuire : www.la-toussuire.com (une vue à 360°, un centre piéton, parapente et speed riding)

Bonus : les bonnes adresses de JMSB

Pour se délasser dans une chambre bien moelleuse et profiter d’une bonne table sur place : direction l’hôtel La Balme, à Saint-Sorlin-d’Arves. hotel-balme.com

Pour déguster une fondue au fromage ou au chocolat : restaurant le Hors Piste, à Saint-Sorlin-d’Arves : une grande créativité pour revisiter les classiques doublée d’un accueil au top !

Pour ramener du Beaufort: fromagerie coopérative de la vallée des Arves www.beaufortdesarves.com/fr/index.aspx

Sans oublier l’indispensable Opinel, à découvrir au musée de Saint-Jean-de-Maurienne

www.opinel-musee.com

Tchuss !!

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6 commentaires

  1. avatar Aude Espinasse
    Vendredi 9 février 2018 à 17:52

    Ayant revisite les Iles flottantes recemment, c’est sur, c’est un signe! Une nouvelle fois, la gageure d’etre legere, divertissante et informative est remplie dans cette chronique de saison! Bon, ou ai-je bien pu mettre mes apres-ski?

  2. avatar Blanche Casteele
    Vendredi 9 février 2018 à 18:38

    Merci Aude et bravo ! Je n’ai quant à moi tenté la crème anglaise qu’une seule fois avec des cannelés, et aujourd’hui je suis sur la piste de l’Idéal chaumontais ;) Bises et bon ski !

  3. avatar Claire Weller
    Lundi 12 février 2018 à 2:20

    Ca donne envie, et espoir!, de lire qu’on pourrait se remettre aux pentes sans trop de difficulté, mais bon ici,, la neige c’edt un peu limit. Du coup, j’attend la chronique du printemps sur l’aqua-biking avec intérêt !

  4. avatar Blanche Casteele
    Lundi 12 février 2018 à 11:57

    Merci Claire ! pas de neige chez toi si je comprends bien, mais peut-être de quoi glisser tout de même ? Pour l’aqua-biking, il faut aimer faire du surplace dans un bassin avec de la musique « commerciale » et un coach qui te fait pédaler comme un maboul, ou bien la version en solo (des instituts proposent ça en cabine, €€€). Un peu tristoune si on a de quoi rouler en extérieur, sans parler du prix !

  5. avatar Amandine
    Lundi 12 février 2018 à 18:00

    Je me suis rendue à l’évidence: raquette et raclette,c’est bien moins dangereux.
    A quand un article sur le Pilates pour prendre soin de soi sans se faire violence?

  6. avatar Blanche Casteele
    Lundi 12 février 2018 à 18:55

    Ah ah c’est bien aussi ! Je partage ton avis, le tout est de se faire plaisir ! Merci pour l’idée d’article :)

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