La boulimie

Trouble en constante augmentation, l’addiction à la nourriture traduit une problématique du lien affectif et de la dépendance. Peut-on s’en sortir ?

Dans une interview accordée au Parisien le Dr Pierre Dukan a évoqué l’idée de donner des points supplémentaires au bac pour les lycéens qui ont gardé, de la seconde à la terminale, un indice de masse corporel normal. La presse s’est enflammée, pointant en particulier le côté injuste de cette proposition.boulimie
En effet, comme le rappelle l’Insee, les personnes les plus concernées par l’obésité sont les moins favorisées économiquement.
Quant au surpoids à l’adolescence, il peut être déclenché par un mal-être excessif et non des excès alimentaires.

Kesako la boulimie ?
Dans son ouvrage « La boulimie, un problème relationnel » traité en 96 pages, la psychothérapeute Ida Boyer rappelle que la boulimie, qu’elle soit vomitive ou non vomitive, est un symptôme qui traduit un manque de maturité affective se situant dans la petite enfance. C’est une pathologie du lien affectif, caractérisée par la survenue de pulsions alimentaires irrépressibles où la volonté n’entre pas en ligne de compte pour en venir à bout. Que s’est-il donc passé dans l’enfance pour que certain(es) aient recours à la frénésie alimentaire pour s’apaiser et se sentir en sécurité ?
Il n’y a pas un seul facteur, mais toute une gamme de facteurs, allant de l’accumulation de petites frustrations (une mère maladroite, inexpérimentée, qui donne à manger systématiquement dès que bébé pleure, par exemple) au traumatisme (une mère indisponible pour diverses raisons), voire à des abus sexuels.

Comment s’en sortir ?
Pour en sortir, il faut d’aborder le trouble sous l’aspect émotionnel et corporel, par l’utilisation de techniques éprouvées comme le psychodrame, la bio-énergie, la gestalt, le rebirth. Ces techniques

La boulimie est un symptôme qui traduit
un manque de maturité affective

psycho-corporelles permettent de se reconnecter avec ses sensations, son corps, son désir propre afin de se rendre autonome affectivement et grandir… enfin !
Ida Boyer, psychothérapeute spécialiste des troubles du comportement alimentaire, organise des groupes de thérapie avec son association, l’APIF, tous les quinze jours à Paris. Elle y aborde le trouble par un travail sur le corps et les émotions pour apprendre à s’estimer, à s’affirmer face aux autres, à dire non, à avoir moins peur, à se sentir moins coupable et à connaître son désir.

À lire : « La boulimie, un problème relationnel », 5 €, Éditions Bruno Leprince. En librairie.
Pour participer à un groupe de thérapie, contacter l’APIF-Ida Boyer, Tél. : 06 71 14 13 86, www.ida-boyer.net
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