3 Plantes de bien-être

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le 20 juillet 2010

Je passe au vert


© D.R.

À cueillir plutôt qu’arracher, ces plantes qui me font belle et en forme. Naturellement !

C’est fou toutes ces plantes qui jonchent le sol capables de palier certains petits maux du quotidien, gratuitement, il me suffit de les cueillir ! Reste à savoir lesquelles me direz-vous. C’est sûr faut pas se planter, il est plus judicieux de s’en remettre à un guide.
Pas mal le dernier du genre : «  100 plantes pour votre santé » de Ludovic Lemoine dans lequel je découvre quantité de plantes utiles à mon bien-être et ma santé, que jusque là j’ignorais totalement. Adepte de la phytothérapie, Ludovic nous livre là autant de recettes à boire, manger, inhaler ou se tartiner le visage pour rayonner de santé. C’est tout simple et ça coûte pas cher.

3 plantes à cueillir au jardin
Le lierre grimpant
Je l’arrache pour qu’il n’étouffe pas les arbres et le jette sur le tas de feu, bien mal m’en prend ! Dans la pharmacopée druidique, il était utilisé contre la toux, la coqueluche, et déjà, comme anticellulitique. Le lierre a pour effet de détendre, d’assouplir les régions où siège cette affection du tissu conjonctif et de calmer les douleurs qui l’accompagnent. Il diminue l’empâtement de façon notable et agit remarquablement sur les vergetures provoquées par la distension de la peau consécutive à la grossesse ou à l’obésité.
Deux recettes au lierre :
En décoction : 200 g de feuilles pour 1 litre d’eau à laisser bouillir 15 minutes. En imbiber de larges compresses de gaze et les appliquer sur les zones à traiter.
En cataplasmes : broyer des feuilles dans le mixer, étendre la pâte obtenue sur des compresses de gaze et les appliquer sur les zones cellulitiques douloureuses.

La pâquerette
Elle repousse après chaque tonte de la pelouse, j’en fais parfois des mini bouquets pour agrémenter ma table, sinon je les laisse se faner, dommage ! Le naturaliste romain, Pline, la vantait pour calmer les maux de tête et Matthiole à la Renaissance l’utilisait pour soigner les plaies profondes du thorax, pour relâcher le ventre et guérir les inflammations de la bouche. Nos ancêtres dans les campagnes l’utilisaient pour soigner les bleus et contusions, comme diurétique dans les affections rhumatismales, en cas de fièvre.
Recette à la pâquerette :
En décoction, soit 50 g de fleurs fraîches portées à ébullition dans 1 litre d’eau pendant 2 minutes, infusées un quart d’heure, la pâquerette se boit comme une tisane à raison de 4 à 5 tasses par jour. Cette même décoction appliquée en compresses a un effet bienfaisant sur les contusions, ecchymoses, hématomes.

La ronce
Elle pousse comme du chiendent, piquant les menottes curieuses des enfants, alors oui je l’arrache à tour de bras avec des gants armés, et je ne devrais pas ! Déjà si j’attends un peu elle va me faire des fleurs blanches ou rosées qui donneront ensuite des fruits, appelés « mûres », gorgées d’un jus parfumé et sucré, riche en potassium, magnésium, phosphore, calcium, sodium, fer, provitamine A, vitamines du groupe B et vitamine E. Ensuite ces mûres se consomment fraîches ou en confiture, gelée, sirop. En phytothérapie, ses feuilles sont utilisées comme astringent.
Recettes avec des ronces
En infusion : Les feuilles de ronces, à raison de 30 g par litre, constituent un excellent remède contre la diarrhée, les colites et dysenteries. Elle sera meilleure avec du sirop de ses fruits.
En gargarismes et bains de bouche : la décoction de feuilles 100 g par litre bouilli 15 minutes est un bon remède contre les angines, maux de gorge, stomatites, gingivites. Idem, ce sera meilleur et encore plus efficace avec du sirop.
Le sirop : Il s’obtient en écrasant les mûres et laissant la purée de fruits reposer une journée au frais, puis passer le jus et ajouter son poids de sucre, faire cuire jusqu’à obtention d’une consistance sirupeuse, écumer et mettre en bouteille une fois le sirop refroidi.

Je profite de l’été pour explorer au mieux mon jardin et les diverses balades à la campagne. Donc pour ne rien rater, lire également Bonnes les mauvaises herbes, ainsi que je me régale de fleurs mais pas n’importe quelles fleurs, faudrait pas que je m’intoxique !

« 100 plantes pour votre santé » par Ludovic Lemoine, 16,90 €, Éditions Encre. En librairie.
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commentaire

  1. avatar Alice
    Jeudi 22 juillet 2010 à 14:30

    Article intéressant; il me semble que cet ouvrage aborde le sujet des plantes dépolluantes, qui me passionne réellement. 2 procédés nouveaux les mettent en valeur :
    – le tableau vegetal avec de nombreuses autres plantes dépolluantes (par exemple, les Draceana, Chlorophytum ou Calathea) vivant dans de la sphaigne, dans un cadre vegetal mural.. vous pouvez retrouver des photos de tableaux vegetaux sur le site SmallGarden.fr
    – le mur vegetal; le même concept grandeur nature , le site informatif UrbanGarden.fr donne l’actualité, les nouveautés, les évolutions des murs végétaux

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