Santé environnementale

avatar

le 5 janvier 2009

Je passe au vert


© Office Hollandais des Fleurs

Tentant de rester confiné dans mon intérieur. Pas si sain !

Les liens sont établis entre l’environnement intérieur et la santé. En 14 ans, les médecins ont vu doubler les consultations pour  maladies allergiques (rhinites, conjonctivites, asthme) pour la plupart dues aux acariens ; moisissures et poils d’animaux, allergènes issus de l’environnement intérieur. De même, de nombreuses caractéristiques de l’habitat augmentent les tendances dépressives : bruit, humidité, inconfort thermique, manque d’espace et de luminosité. Priorité donc aux matériaux de construction sains et à la qualité de l’air intérieur. En effet, nous passons 90 % de notre temps à l’intérieur de locaux (habitation, travail, commerces, salle de sport…), nous inhalons 12 000 litres d’air (soit 15 kg) alors que nous n’ingérons qu’1,5 kg d’aliments et 2 kg d’eau. Cela révèle l’importance de la qualité de l’air que nous respirons, sachant que nos poumons, sont les premiers exposés à de nombreux polluants, irritants, allergènes ou contaminants.
Qu’est-ce qui pollue l’air intérieur ?
Les constituants du bâtiments incluant les équipements et le mobilier (plomb des peintures…), l’activité humaine (tabagisme, produits ménagers, bricolage, acariens, moisissures, plantes (le ficus, le caoutchouc et le papyrus sont allergisants), animaux domestiques) et les appareils à combustion  libérant du monoxyde de carbone et de la dioxyde d’azote, sans oublier les polluants extérieurs qui rentrent par les fenêtres et tous les interstices (fumées industrielles, trafic routier).
Comment réduire la pollution intérieure ?
Il faut avant tout aérer une demi-heure par jour, idéalement 15 minutes le matin et 15 autres le soir pour renouveler l’air ambiant et réduire le taux d’humidité. La seule présence humaine dans un espace clos est source de bio-effluents, de vapeur d’eau et de gaz carbonique (CO2).
Les objectifs d’économie d’énergie sont en contradiction avec l’amélioration de la qualité de l’air intérieur, il faut raisonnablement isoler, sans pour autant calfeutrer à outrance.
Il faut éviter de  cuisiner sans hotte aspirante ou sans aération,
Mieux vaut ne pas utiliser de produits d’entretien ou de sprays à pulvérisation trop large, et éviter les insecticides et les pesticides ménagers.
Limiter les activités de bricolage à l’intérieur qui dégagent souvent des solvants, des particules métalliques, et ne pas bricoler sans protection (masque, lunettes, gants). Réduire ll’utilisation de produits contenant du  formaldéhyde, polluant nocif pour la santé que l’on trouve dans les colles et les résines utilisées dans la fabrication  des bois agglomérés, contreplaqués, lamellés-collés, les peintures, vernis pour parquets, moquettes… Mais  c’est la fumée de tabac qui reste la source intérieur de formaldéhyde de loin la plus importante. Entretenir les appareils de combustion, changer les filtres. Enfin, se méfier des épurateurs d’air, photocopieurs, imprimantes laser, ioniseurs, qui peuvent produire de l’ozone.
Source : Medieco et Lares, Journée Habitat Santé octobre 2008.
Lire également Attitude dépolluante et 4 plantes dépolluantes

Ces icônes sont des liens vers des sites de partage de signet sociaux où les lecteurs peuvent partager et découvrir de nouveaux liens.
  • Twitter
  • Facebook
  • email
mots-clefs :

Laissez un commentaire