Gourmande, l’Épiphanie

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le 5 janvier 2009

Je me nourris bien


© Michel Burry/CEDUS

Mais d’où vient cette tradition de la galette des Rois ?

Célébrée le 6 janvier, cette fête correspond à la présentation de l’enfant aux Rois Mages. C’est aussi le jour du premier miracle des noces de Cana et la date de baptême du Christ. Dès le Ve siècle, l’Église donna une importance considérable à cet événement. La galette des rois, servie à cette occasion, est une tradition typiquement française qui avait déjà cours au XIVe siècle. Dans de nombreux pays ou région du sud, la galette est remplacée par une couronne en brioche.
« Pour qui ? »
La galette était partagée en autant de portions que de convives, plus une. Cette portion supplémentaire, appelée « part du Bon Dieu » ou « part de la Vierge », était destinée au premier pauvre qui se présenterait et elle était désignée par le plus jeune enfant de la famille. Il y avait aussi la part des absents (le fils aux armées, le parent sur un vaisseau du roi, le pêcheur qui n’étaient pas rentrés). La part était rangée dans la huche jusqu’à leur retour, une façon tendre de dire ‘on a pensé à vous’. S’il se gardait longtemps, sans s’émietter et sans moisir, c’était un bon présage.
La fève
La fève dans la galette des rois remonte au temps des Romains. C’est une fève blanche ou noire qui était déposée pour les scrutins. Au début de janvier, les saturnales de Rome élisaient le roi du festin au moyen d’une fève. Si la tradition est d’origine religieuse, elle est devenue une tradition familiale où on se rassemble pour découper la fameuse galette. Celui qui trouve la fève est couronné roi… et choisit sa reine.
En Angleterre, comme en Bourgogne, anciennement, on préférait former un couple « d’occasion » en mettant dans la galette une fève et un petit pois.

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