Aux urnes !

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le 27 octobre 2008

J'en ai trop envie


© D.R.

Manque de cimetières. La tendance est à la mise en boîte.

La mort un domaine figé ? Non ! Le monde change, les pensées évoluent, les liens sociaux sont bouleversés par Internet et ses relations virtuelles, par le nomadisme, les relations avec les proches sont modifiées par la concentration urbaine, les loisirs audiovisuels, le lien avec le travail… Tout bouge sauf la relation que l’on entretient avec la mort.
Vécu
Après avoir frôlé la mort, Jean-François Picaud-Laethier s’est posé la question de la mémoire. Les visites dans les cimetières se font rares, les gens n’habitant bien souvent plus dans leur village d’origine. Les tombes ne sont plus entretenues, voire abandonnées. « La crémation m’apportait la solution, mais en pensant à mes grands-parents, j’ai eu envie de laisser des traces de ma vie à mes petits-enfants et aux êtres proches. »
La crémation en chiffres
Cette pratique est en fort développement en France : 121 000 crémations en 2004, dont 91 056 urnes remises aux familles, pour 518 000 décès. La crémation se retrouve désormais dans 41 % des contrats obsèques, contre 0,8 % il y a 30 ans. Elle est choisie à 31 % pour faciliter la vie des proches, à 27 % pour son mode écologique, et à 22 % en tant que symbole de liberté pour le défunt. Au Japon la crémation représente 99,7 % des décès.
Le concept nomade
L’idée d’ETERNNY.T est de constituer un point de mémoire nomade transmissible à son décès, de permettre « une vie après la vie », de favoriser une approche de la mort moins brutale. Ceci simplement en exploitant au mieux ce que les nouvelles technologies permettent désormais. Or, dans une société dématérialisée, ce lieu de mémoire et de recueillement, est sans doute ce qui nous manque le plus pour nous projeter dans l’avenir, pour être le lien entre les générations précédentes et les générations futures.
Et interactif
Ces urnes funéraires interactives permettent d’accueillir les cendres du défunt et permettent de communiquer avec via des images ou des sons, à une série de dates prédéfinies. En plus jolies, elles sont dessinées par des artistes et designers comme Sylvain Busine, un jeune artiste de La Cambre, Académie de Design de Bruxelles (en vente directe par Internet).
Envie d’en parler, réflexions sur le blog.

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